sa chenille est le ver à soie

SCIENCESDynamique en matière d'innovation et de recherche, le secteur du textile est en train d'effectuer sa révolution transgénique. À LYON, capitale historique de la soie, une équipe de Le ver à soie est en réalité la larve, ou stade de la chenille, du cycle de vie du ver à soie. S'il est permis de se développer à partir de pupe, et non détruit à ce stade du cycle pour que la soie puisse être créée, la chenille se développera en un papillon blanc crémeux à motifs brun - scientifiquement nommé bombyz mori. Le ver à soie ne peut plus être trouvé dans la VirginieSymaniec éditrice Née en 1968 à Maisons-Laffitte (78), Virginie Symaniec est habilitée à diriger des recherches en histoire et fondatrice des éditions Le Ver à Soie. Dans son article consacré à l'« Industrie de la soie en Perse » (1854), Édouard Charton rapportait que les Guileks faisaient remonter aux temps bibliques l'apparition sur leur terre du ver à soie, selon eux not angka lagu gundul gundul pacul pianika. Contents1 Où trouver le ver à soie?2 Comment faire un élevage de vers à soie?3 Comment nourrir des vers à soie?4 Est-ce que les vers à soie dorment?5 Quel mûrier pour les vers à soie?6 Comment on fait de la soie?7 Comment Appelle-t-on l’élevage de vers à soie?8 Comment s’occuper d’un vers à soie?9 Comment s’occuper d’un cocon?10 Quels insectes produisent de la soie?11 Comment s’occuper des œufs de papillon?12 Quelles sont les différentes étapes de la vie du ver à soie en un an? Où trouver le ver à soie? Au pied de la Tour Rose, en plein cœur de Saint Jean, Brochier Soieries – Vieux Lyon présente, pendant la saison du mûrier, de MAI à NOVEMBRE, selon la disponibilité des feuilles de mûrier, un petit élevage de vers à soie. Comment faire mon élevage de vers à soie? Préparation des œufs. Une fois que vous vous êtes fourni en œufs, gardez-les au réfrigérateur à une température comprise entre 4°C et 6°C. Préparation de l’éclosion. Nourrissage. Soins à l’éclosion. Préparation de la mue. Sexage. S’occuper de la reproduction. Récupération des œufs. Les feuilles du mûrier blanc sont l’alimentation préférée du ver à soie, donnant la soie de meilleure qualité. Cependant le ver à soie peut se nourrir d’autres mûriers Morus nigra, Morus rubra, Morus bombycis ainsi que certaines autres plantes de la famille des Moraceae oranger des Osages, Broussonetia. Est-ce que les vers à soie dorment? Les vers ont perdu les poils qui les garnissaient et sont maintenant de couleur blanchâtre. Ils arrêtent de manger ils dorment ». Certains sont en retard et continuent à se nourrir on les met sur un plateau à part pour qu’ils ne gênent pas les autres. Quel mûrier pour les vers à soie? FICHE PLANTE – Les feuilles du mûrier -platane servent de nourriture aux chenilles du ver à soie. Cet arbre est également très prisé en alignement ou pour faire de l’ombre. Nom latin Morus bombycis syn. La sériciculture est l’élevage du ver à soie qui est lui-même la chenille d’un papillon, le Bombyx mori. Elle consiste en l’ensemble des opérations qui ont pour objet la production de la soie culture du mûrier, élevage du ver à soie pour l’obtention du cocon, dévidage du cocon, et filature de la soie. La sériciculture est l’élevage du ver à soie qui est lui-même la chenille d’un papillon, le Bombyx mori. Elle consiste en l’ensemble des opérations de culture du mûrier, d’élevage du ver à soie pour l’obtention du cocon, de dévidage du cocon, et de filature de la soie. Le mieux est de nettoyer le bac tous les 3 à 4 jours pour les jeunes vers, tous les jours à 2 jours pour les vers un peu plus gros. On doit veiller à ce qu’elles ne soient pas entassées, chaque chenille doit avoir un espace trois fois plus grand que celui qu’elle occupe au repos. En ce cas, il suffira de lui disposer un peu de terre dans le fond de la boîte pour lui donner l’opportunité de s’enterrer, un peu de papier essuie-tout par-dessus dans lequel elle pourra se cacher comme elle le ferait entre des feuilles, et enfin une branchette pour lui permettre d’accrocher sa chrysalide ainsi elle Quels insectes produisent de la soie? Les tissus de soie sont principalement issus du cocon produit par la chenille ver à soie du bombyx du mûrier Bombix mori pour la soie de culture, et du ver à soie tussah plusieurs espèces de chenilles du genre Antheraea pour la soie sauvage. Le meilleur conseil est de les laisser là où ils sont, le papillon sait mieux que quiconque le meilleur endroit. Toutefois il s’agit peut-être de chenilles nuisibles, si c’est le cas, et seulement si, il vaudrait mieux bousiller une partie plus ou moins grande de ces œufs. Quelles sont les différentes étapes de la vie du ver à soie en un an? Les 4 étapes du cocon à l’étoffe La Sériciculture Elle consiste en l’élevage du ver à soie, le Bombyx du mûrier», de l’éclosion de la graine à la naissance du ver, jusqu’à sa transformation en papillon. La Filature Elle consiste à dévider le cocon afin d’en tirer le fil de soie. Le Moulinage Le Tissage Bonjour, Comme vous avez choisi notre site Web pour trouver la réponse à cette étape du jeu, vous ne serez pas déçu. En effet, nous avons préparé les solutions de CodyCross Sa chenille est le vers à soie. Ce jeu est développé par Fanatee Games, contient plein de niveaux. C’est la tant attendue version Française du jeu. On doit trouver des mots et les placer sur la grille des mots croisés, les mots sont à trouver à partir de leurs définitions. Le jeu contient plusieurs niveaux difficiles qui nécessitent une bonne connaissance générale des thèmes politique, littérature, mathématiques, sciences, histoire et diverses autres catégories de culture générale. 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This div height required for enabling the sticky sidebar Un premier article a présenté les mûriers, dont les feuilles sont indispensables à la nourriture des vers à soie. Ce deuxième article décrit la magnanerie. Une magnanerie est le local où le magnan ou magnon, c’est à dire la chenille du bombyx ou ver à soie vivait sa brève existence de quarante cinq jours nécessaires à la fabrication de son cocon, d’où serait tiré le fil de soie. Ce local était très divers suivant l’importance de l’élevage et les ressources financières des éleveurs, appelés aussi éducateurs. Les plus aisés faisaient construire un bâtiment spécial, d’autres, pendant la période d’élevage, réservaient le grenier de la maison d’habitation, une chambre ou même tout un étage, parfois la cuisine, le grenier à blé... À Papelissier une chapelle, devenue propriété privée et désaffectée, fut même utilisée à cet usage. Les éleveurs pouvaient être propriétaires de châteaux, comme ceux de Triors et de Chatillon-Saint-Jean. Un couvent, comme celui du Saint-Sacrement, à l’est de Romans, au bord de l’Isère, entretenait une magnanerie où travaillaient les filles dont il avait la charge. Les éleveurs étaient surtout des ruraux, depuis le grand exploitant jusqu’à l’ouvrier agricole, mais certains vivaient en ville. Ainsi, à la fin du XIXe siècle, à Romans, sur les registres de primes, sont indiqués un ouvrier tanneur, un cantonnier, une garde-barrière, un boulanger, un cafetier, un contrôleur des contributions indirectes, un distillateur Mr Premier, quelques petits bourgeois vivant de leurs rentes et même un officier de cavalerie... Donc, des gens appartenant à toutes les classes sociales pratiquaient l’élevage du ver à soie. Les plus riches se contentaient d’acheter la graine » les œufs minuscules et la confiaient à leur granger, métayer ou fermier habitant aux portes de la ville. Les vers à soie, pour bien se développer, ont besoin d’une température d’environ 25 °. Leur élevage se faisant en mai-juin, il fallait assurer un complément de chauffage par des cheminées lorsque la température extérieure était trop basse. La plupart étaient de petites cheminées d’angle, dont l’assise était une grande dalle de molasse bien taillée pour éviter le risque d’incendie du plancher. Si la magnanerie était très grande, on installait une cheminée à chaque angle, parfois on ajoutait une autre cheminée sur le mur le plus long. Pour les locaux plus petits, deux cheminées suffisaient, dans les angles opposés pour bien répartir la chaleur. Dans la chapelle de Papelissier, une seule cheminée, probablement de récupération. Dans une grande magnanerie dépendant du château de Chatillon-Saint-Jean, un chauffage plus régulier et sans danger était assuré par de petits poêles construits en briques. Le combustible le plus habituel était constitué de bûches de chêne. Si la chaleur extérieure était très élevée, les foyers n’étaient plus alimentés. La chapelle de Papelissier transformée jadis en magnanerie entourée de muriers nécessaires à la nourriture des vers à soie Un plafond est prévu pour assurer l’isolation ; il en existe même un exemple formé par des briques posées entre les chevrons. Les murs sont souvent doublés de planches. Les vers à soie ne supportent pas une atmosphère trop étouffante ; une bonne aération doit être prévue pour assainir l’atmosphère et éviter les graves maladies de la pébrine et de la flacherie qui ravagèrent les élevages au milieu du XIXe siècle. Cette aération peut poser quelques difficultés pour les locaux de l’étage supérieur où la pente du toit limite la hauteur du mur extérieur. Des œils-de-bœuf, ou des fenêtres basses, sont alors aménagés. Enfin, l’accès aux étages supérieurs pour approvisionner les magnans, pouvait être dangereux. Lors de la période où ils dévorent des quantités considérables de feuilles de mûrier, il fallait porter de lourdes charges. On ne pouvait se contenter d’une simple échelle ; un escalier était donc nécessaire, aménagé à l’intérieur de la maison avec des marches en bois. Dans les bâtiments indépendants de la maison d’habitation, un escalier était construit à l’extérieur, contre le mur, avec des marches en pierre et sans rambarde. Aujourd’hui la sériciculture a pratiquement disparu mais elle a, parfois, laissé des traces dans le bâti, par exemple, des cheminées d’angle dépassant du toit. Le prochain article abordera l’éducation » du ver à soie. Sauvegarde du Patrimoine romanais et péageois Commission vers à soie » 6 Juin 1865 Pasteur est accueilli officiellement par le maire d’Alès, puis se rend à Avignon pour rencontrer le célèbre entomologiste Jean-Henri Fabre. Il faut faire vite, car l’éducation des vers touche à sa fin. Qu’y a-t-il de si urgent ? Et pourquoi un chimiste au chevet de ces insectes, lui qui n’a même jamais vu un cocon ? Dans son Jura natal, il n’avait sans doute pas élevé de vers à soie dans des boites à chaussures, à la grande joie des enfants du pourtour méditerranéen de voir apparaitre ces énigmatiques boules cotonneuses, impatients d’en voir sortir des papillons. Venue de Chine où sa présence est attestée dès le 3ème millénaire avant notre ère, la soie fait l’objet d’un commerce florissant autour des fameuses routes de la soie. Le ver à soie – Bombyx mori ou du mûrier pour les spécialistes – pénètre au Japon dès le IVe siècle av puis à Byzance au VIe siècle et en France vers le XIIIe – XIVe siècle, via le Comtat Venaissin où les papes cultivent le mûrier. Au XVIIe siècle, les magnaneries magnan désigne le ver en occitan se multiplient dans le sud de la France Gard, Hérault, Ardèche, Lozère, Var. Au début du XIXe siècle, Lyon devient la capitale européenne de la soie, tandis que les Cévennes en sont les jardins à mûriers ». En 1853, la sériciculture française fournit 10% de la production mondiale avec 26 000 tonnes de cocons par an. Or si les maladies des cocons sont observées depuis longtemps, en 1849 les dégâts sont plus importants et une maladie en particulier, la pébrine, gagne le bassin méditerranéen, le Moyen-Orient puis la Chine. Les œufs sont atteints ils se développent mal et les chenilles ne vont pas toujours au bout du cycle. Sur leur peau, des taches en grains de poivre suggèrent le nom donné à la maladie par l’académicien Quatrefages, de l’occitan pebre pour le poivre. On fait alors venir les graines » des pays pas ou moins touchés. En 1865 il faut les importer du Japon alors préservé. L’enjeu économique est capital. 1 gramme d’œufs consomme via les chenilles plus de 40 kg de feuilles de mûrier. Dans un élevage sain 100 grammes d’œufs fournissent 100 quintaux de cocon. Lorsqu’elles sont malades, les chenilles ne passent guère la première mue, ou bien la Grande Frèze dépérit avant de former le cocon. L’effet est sans appel en 1865, la production de soie est tombée à 4 000 tonnes. Des remèdes sans connaitre la cause Attribuée à l’hibernation des graines ou à l’inexpérience des ouvriers des magnaneries, ou à une cause héréditaire, la maladie est déconcertante tous les vers tachetés ne sont pas atteints, tandis que des vers non tachetés se révèlent frappés du mal. En Italie, le naturaliste Orcino suggère de trier les œufs ou les chrysalides d’après la présence de corpuscules ovales qu’il a repérés au microscope, mais ce n’est pas appliqué. En France, on pense avoir déjà tout essayé chlore, acide sulfureux, rhum, sucre, soufre, vin, absinthe, vinaigre ! Même l’électricité. En vain. Pasteur observe et réfléchit. Il trouve plus de corpuscules dans les chrysalides et les papillons issus des chambrées défectueuses. En outre leur fréquence augmente au fur et à mesure des mues. La prévention devient évidente isoler les couples adultes ; après la ponte, ne conserver que les œufs issus de couples sans corpuscules. Mais la critique se déchaine pourquoi faire appel à un chimiste, surtout pour préconiser la même chose qu’en Italie !? Un fait intrigue pourtant il arrive que des œufs issus de couples sains donnent des vers à corpuscules. Pasteur s’installe avec ses élèves en juin 1866 – sa femme et sa fille suivront – dans une magnanerie abandonnée. Ils y travaillent dur, levés très tôt matin. Quand il n’est pas rivé à son microscope, Pasteur écrit des articles ou rencontre les sériciculteurs, leur distribuant des graines et les invitant à tenter eux-mêmes les expériences. Critiqué par les uns, il sera encensé par les autres. Pourtant, de ces six mois d’intense labeur, la moisson est maigre la méthode du tri est améliorée, mais point de cause ni de remède en vue. Deux causes possibles Pasteur demeure intrigué pas de lien constant entre la pébrine et la présence des corpuscules. Deux hypothèses émergent progressivement. Pasteur rejette l’hypothèse du parasite. Dans une note à la Commission impériale de sériciculture en janvier 1867 il avance trois arguments La maladie précède l’apparition des corpuscules. Des vers nourris de feuilles couvertes de débris de corpuscules meurent rapidement sans avoir développé de corpuscules. Les corpuscules n’ont pas l’apparence des germes dont Pasteur a l’habitude levures, bactéries, moisissures. Immobiles, ils ne bourgeonnent pas ni ne se coupent en deux. Toutefois, une observation incertaine montre la formation au sein des corpuscules de granules qui grandissent et deviennent des corpuscules. Pasteur, homme de conviction, maintient le corpuscule est un tissu nécrosé, un abcès. Le plus étonnant est que ses assistants sont persuadés du contraire, car Pasteur ne se confie guère. Et le doute subsiste car dans une nouvelle expérience où il nourrit les vers de feuilles contaminées, la pébrine se développe. Une famille d’éleveurs sollicite Pasteur car des œufs du Japon sains ont donné des vers corpusculeux. Pasteur constate que dans la rangée située au-dessus des graines japonaises, il y a une chambrée malade. C’est le déclic ce sont les déjections tombées de cette chambrée qui ont contaminé la litière inférieure. L’hypothèse de l’agent infectieux gagne du terrain, mais Pasteur résiste. Lisant un ouvrage du zoologue allemand Leydig, il lui écrit. La réponse tombe sans appel les corpuscules sont des parasites. La conviction se retourne. Pourtant, on bute toujours sur l’inconstance du lien entre taches noires et pébrine. Pasteur isole à la quatrième mue des chenilles saines non tachetées dans des boîtes d’allumettes, puis les relâche pour la formation du cocon. Comparées aux chenilles saines restées en groupe, les taches apparaissent sur les chenilles groupées et pas sur celles qui ont été isolées. Il attribue cette différence à la vie en groupe, par le simple fait que les chenilles se blessent mutuellement en se marchant dessus. Car il observe finement que lors de la contagion par les corpuscules, la peau présente des taches moins nombreuses, en dépit de leur ressemblance avec les taches occasionnées par les cicatrices des blessures. Une autre inconstance trouve alors son explication des graines contaminées donnent parfois des chenilles aptes à filer la soie. En moyenne, Pasteur a calculé que la durée moyenne de l’incubation du parasite est de 30 jours. Justement, c’est une moyenne ; si cette incubation met plus de temps, la chenille peut fabriquer un cocon, quoique de moins bonne qualité, car elle est moins envahie de corpuscules. La contagion est clairement établie elle opère aussi bien par les feuilles contaminées, les déjections et les poussières de la magnanerie, voire par les piqûres et blessures des chenilles entre elles. Or des sériciculteurs signalent la réapparition d’une maladie qui semblait avoir été jugulée la flacherie. Les vers perdent l’appétit et meurent en quinze jours, tantôt en devenant tout mous morts-flats, tantôt en durcissant. Aucune tache n’apparaît sur leur tégument. Pasteur passe du triomphe au découragement. Il montrera bientôt que la flacherie est due à des microbes de leur tube digestif et trouvera la parade par des mesures de stricte hygiène dans les magnaneries. On peut prévenir mais pas encore guérir Les alliés locaux de Pasteur promeuvent ses méthodes, critiquées surtout par les marchands de graines qui les font venir du Japon. Le procédé recommandé par Pasteur risque de les ruiner ! Sûr de lui, Pasteur écrit en décembre 1868 au ministre de l’agriculture Sans doute il faudra du temps pour propager le moyen préventif que j’ai fait connaître. C’est le propre de toutes les applications nouvelles de s’imposer péniblement aux personnes intéressées et d’inspirer même au début l’envie des uns et la défiance du plus grand nombre. Debré, 1994, p. 230 Ralenti par une attaque cérébrale en octobre 1868, il peut néanmoins répondre dès le printemps 1869 à la Commission des soies de Lyon qui, toujours pas convaincue de la fiabilité de son procédé, lui demande un échantillon de graines saines à tester dans sa magnanerie expérimentale. Pasteur fait mieux, il adresse quatre lots ainsi constitués. Mademoiselle Victorine Amat, magnanarelle en Corrèze, a fait parvenir au ministre de l’agriculture des œufs pour expertise, prétendant avoir mis au point une autre méthode de grainage. Le ministre les adresse à Pasteur lequel, sûr de lui, répond les avoir jetés à la rivière sans se donner la peine de les élever. Il lui a suffi en effet de les observer au microscope. Pendant ce temps, les disciples » parcourent la campagne pour porter la bonne parole et contrôler les pratiques des éducateurs, noter les résultats de la production. Malgré les bons résultats, les critiques ne sont pas dissipées. L’épreuve décisive se jouera finalement sur un autre théâtre », à la Villa Vicentina en Italie, près de Trieste, où la famille Pasteur s’installe en novembre 1869. Cette propriété de l’Empereur a hébergé une magnanerie qui a périclité avec la maladie. Ayant rapporté d’Alès cent onces de graines, ils ont de quoi produire, si tout va bien, trois tonnes de cocons. La récolte va rapporter 22 000 francs, du jamais vu depuis tant d’années. Pourtant, au terme de tous ces efforts, si une parade a été trouvée, aucun véritable remède n’a été apporté au fléau on peut le prévenir, en limiter les effets, on en connaît l’agent infectieux, mais on ne peut pas guérir directement les animaux atteints. Or jusqu’à présent Pasteur n’a pas eu la prétention de trouver des thérapeutiques. Il n’oublie pas qu’il n’est ni médecin ni vétérinaire. Le chimiste qui s’est fait biologiste – microbiologiste – a su montrer comment se préserver des microbes ou les utiliser efficacement. On peut débarrasser l’air, les instruments, les récipients, les ustensiles de leurs microbes par des moyens physiques lavage, chaleur, on peut jouer » des microbes les uns contre les autres, notamment par des moyens chimiques acidification, neutralisation. Mais comment faire avec les microbes parasites d’autres êtres vivants, surtout lorsqu’ils sont pathogènes ? A ce stade de ses recherches, Pasteur n’est pas encore parvenu à poser le problème en ces termes. Ce sera pour plus tard. Bibliographie Patrice Debré, Louis Pasteur, Champs biographie, 1994. L'homme peut-il se passer des merveilleux vers à soie ? 07/05/2008 Le bombyx du mûrier peut produire jusqu'à un kilomètre de fil de soie en 24 heures. HISTOIRES DE SAVOIR - La chronique de Jean-Luc Nothias du 7 avril. On ne pouvait rêver plus parfaite petite usine animale. Lorsqu'elle fabrique son cocon, une chenille de bombyx du mûrier, l'autre nom du ver à soie, peut produire jusqu'à un kilomètre de fil de soie en 24 heures. La vie du ver est en moyenne de 25 jours et pendant cette durée, son poids est multiplié par dix mille et sa taille par quatre. Mais il ne forme le cocon de sa chrysalide qu'en trois à quatre jours. Ce qui, en quatre jours, re présentera quelques centaines de grammes de fil. Imaginez le processus avec des milliers, voire des centaines de milliers, voire des millions de co cons. Cela en fait, des vêtements, des foulards, des cravates… Et s'il est vrai que l'homme dispose de coton, de laine ou de textiles arti ficiels, comme par exemple la vis cose faite à partir de la cellulose du bois, la soie natu relle reste exceptionnelle par sa légèreté, sa bril lance, sa souplesse, son élasticité. Elle est de plus imputrescible et a de bonnes qualités thermiques. Mais on ne sait pas en fabriquer autrement qu'en priant le bombyx de faire ses cocons. Et cela dure depuis environ cinq millénaires. L'élevage du bombyx pour produire de la soie a été découvert en Chine 2 500 ou 3 000 ans avant Jésus-Christ. On dit que tout commença par une tasse de thé. Une princesse buvait son thé sous un mûrier. Un cocon tomba dans sa tasse. Voulant le retirer du pouce et de l'index, elle tira un fil qui se déroula, se dé roula… Le fil de soie, blanc comme la neige, léger comme les nuages », était devenu le symbole du lien entre le Ciel et la Terre, entre les immortels et nous. Le secret de cet élevage a été jalousement gardé pendant plus de trois millénaires avant de finalement arriver dans l'Empire byzantin au VIe siècle. Les plus anciennes traces d'une acti vité séricicole en France datent du XIIIe siècle. Aujourd'hui encore, la quasi-totalité de la soie produite dans le monde l'est dans le Sud-Est asiatique, d'où elle est exportée, soit brut, soit sous forme de produits déjà manufacturés. Les techniques d'élevage du ver à soie sont très sophistiquées et ceux-ci sont traités comme des nouveau-nés. Les manuels chinois de sériciculture sont de véritables encyclopédies allant dans le moindre détail. Deux exemples. Il faut éviter que les vers fraîchement éclos ne soient dérangés par des aboiements de chiens ou le chant du coq. Et ceux qui se montrent un peu somnolents doivent être chatouillés avec une plume de poulet afin de stimuler leur croissance. Au microscope, le fil de soie brut à l'aspect d'un minuscule tube de verre lisse et limpide avec certaines portions un peu moins organisées. Ce qui lui donne à la fois douceur, à l'œil et au toucher, ainsi que légèreté et souplesse. C'est un vieux rêve de l'homme que de pouvoir reproduire cette magnifique création. Si on n'en est pas encore là, bien des progrès ont été réalisés ces dernières années. Plus résistant que l'acier On comprend ainsi mieux les mécanismes génétiques et biologiques en œuvre. Génie génétique aidant, des chercheurs japonais ont ainsi pu créer des vers trans­géniques produisant un fil jaune. D'ordinaire, la couleur de la soie dépend des pigments présents dans les feuilles de mûriers il y a 42 espèces de mûriers dont se nourrissent les vers. La soie peut être blanche, mais aussi colorée du vert au rose en passant par le jaune. Cela est génétiquement déterminé par une quinzaine de gènes qui régulent l'assimilation des pigments par la muqueuse intestinale de l'insecte. Ainsi, le gène Y, pour Yellow jaune, contrôle l'absorption des caroténoïdes. En Inde, deuxième producteur de soie après la Chine, les chercheurs travaillent eux aussi à la création de vers à soie transgéniques qui se­raient plus productifs et capables de résister à un virus très toxique pour les vers. Autre voie de recherche, détourner cette merveilleuse petite usine biologique pour lui faire produire autre chose que de la soie. Quelques essais ont été menés avec par exemple de l'hormone de croissance humaine ou du colla gène. Encore plus fou, le projet de certains chercheurs de transformer les vers à soie pour qu'ils produisent du fil de soie… d'araignée. Celui-ci est en effet réputé pour être le plus résistant de tous les fils de soie naturelle, cinq fois plus que l'acier. Alors que le ver à soie ne produit que pour son cocon, l'araignée elle utilise son fil pour se déplacer, s'y suspendre, prendre ses proies au piège et les emprisonner. Effet Spider-Man aidant, des recherches ont été menées pour fabriquer des gilets pare-balles ultra-résistants. Mais d'autres études montrent que dans certaines conditions, certaines variétés de bombyx peuvent produire des fils tout aussi résistants. Le paradoxe le plus étonnant du ver à soie est que, si l'homme ne peut s'en priver, le bombyx, lui, ne peut se passer de l'homme. Après des millénaires de sélection, il est incapable de vivre à l'état sauvage. C'est peut-être parce que, depuis, il n'est jamais devenu papillon. - lu sur

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